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Histoire de Rue

Bien que l'histoire de Rue reste dans l'ombre jusqu'au Xlle siècle, époque à laquelle son nom, dérivé du latin "ruga", qui signifie "rue, voie de communication", commence à apparaître dans les sources historiques, une mention de Rue figure sur l'acte de donation effectué en l'an 1011 par Rodolphe III de Bourgogne.

La ville et le château perchés sur un éperon qui domine la vallée supérieure de la Broye sont attestés en 1155. La seigneurie était alors complètement organisée et partagées entre deux branches de la famille de Rue. Vassale du comte de Genevois, celle-ci ne fut pas épargnée lorsqu'en 1235, une guerre éclata entre le comte et Pierre de Savoie. La place forte, éloignée de Genève fut même l'une des premières à être assiégée. Détruit, le château fut immédiatement relevé de ses ruines, malgré une interdiction de 1237. Mais en 1241, il était assailli par l'évêque de Lausanne. Après bien des péripéties, au milieu du XIlle siècle, la seigneurie passa sous la domination de Savoie qui avait remporté la victoire. Un châtelain y fut établi en 1255, tandis que Jean de Rue tentait en vain de revendiquer des droits seigneuriaux.

Lors des guerres . Bourgogne, le château fut à nouveau très convoité. Les Suisses s'en emparèrent en 1475, puis le comte de Romont. Après la bataille de Morat, il revint aux mains des Suisses, mais fort peu de temps puisqu'en 1478, la Savoie en reprenait possession.

En 1536, la petite cité fut prise par les Fribourgeois qui en firent un bailliage. Devenue le siège d'une préfecture sous la Restauration, elle fut finalement rattachée au district de la Glâne en 1848. La paroisse de Rue dépendit d'abord de la paroisse de Prornasens. Une chapelle consacrée à Saint Nicolas y est certifiée à partir de 1306. L'érection en paroisse indépendante fut ratifiée en 1638. Le clocher de l'église actuelle remonte au XXe siècle, tandis que la nef fut agrandie au XVllle. Le classement de Rue dans la catégorie de petites villes se réfère à son statut de bourg fondé par la maison de Savoie. Elle occupe une situation prépondérante sur un fort éperon molassique. Les qualités spatiales sont dues à la claire répartition du bâti sur deux axes parallèles d'une part, le tissu urbain proprement dit qui adopte - en raison du manque de place - le schéma le plus simple; d'autre part, l'église et le château qui s'échelonne bien en évidence sur la croupe du ph anticlinal. Toutefois, suite aux interventions des XIX et XXe siècles, le parcellaire médiéval n'est plus très représentatif.

Trois portes aujourd'hui disparues fermaient les accès de la ville au sud-ouest, au nord-est et à côté de la maison dite la Chapellenie. Celle de Romont, couverte d'un toit en pavillon sommé de deux épis de faîte fut démolie avant l'établissement de la carte topographique de 1849 qui consigne l'amorce d'un développement au-delà de cette limite.

Sources: Inventaire des sites construits à protéger en Suisse (ISOS)