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Commune de Rue

Rue est une commune fribourgeoise qui se trouve dans le district de la Glâne.
À la suite de deux fusions, en1993 et en 2001, les villages de Blessens, Gillarens et Promasens font également partie de la commune de Rue.
Rue se trouve à 40 km de Fribourg, 12 km de Romont, 23 km de Lausanne, 9 km de Moudon et à 6 km d'Oron-la-Ville.

Nombre d'habitants : 1505 au 31.12.2017
Superficie : 1121 ha.

Comment nous trouver
Plan de situation : Rue sur map.search.ch
Coordonnées GPS 46°37'10" N, 6°49'20" E

 

armoirie rue


vieux rue 

 

Histoire de Rue

Bien que l'histoire de Rue reste dans l'ombre jusqu'au Xlle siècle, époque à laquelle son nom, dérivé du latin "ruga", qui signifie "rue, voie de communication", commence à apparaître dans les sources historiques, une mention de Rue figure sur l'acte de donation effectué en l'an 1011 par Rodolphe III de Bourgogne.

La ville et le château perchés sur un éperon qui domine la vallée supérieure de la Broye sont attestés en 1155. La seigneurie était alors complètement organisée et partagées entre deux branches de la famille de Rue. Vassale du comte de Genevois, celle-ci ne fut pas épargnée lorsqu'en 1235, une guerre éclata entre le comte et Pierre de Savoie. La place forte, éloignée de Genève fut même l'une des premières à être assiégée. Détruit, le château fut immédiatement relevé de ses ruines, malgré une interdiction de 1237. Mais en 1241, il était assailli par l'évêque de Lausanne. Après bien des péripéties, au milieu du XIlle siècle, la seigneurie passa sous la domination de Savoie qui avait remporté la victoire. Un châtelain y fut établi en 1255, tandis que Jean de Rue tentait en vain de revendiquer des droits seigneuriaux.

Lors des guerres . Bourgogne, le château fut à nouveau très convoité. Les Suisses s'en emparèrent en 1475, puis le comte de Romont. Après la bataille de Morat, il revint aux mains des Suisses, mais fort peu de temps puisqu'en 1478, la Savoie en reprenait possession.

En 1536, la petite cité fut prise par les Fribourgeois qui en firent un bailliage. Devenue le siège d'une préfecture sous la Restauration, elle fut finalement rattachée au district de la Glâne en 1848. La paroisse de Rue dépendit d'abord de la paroisse de Prornasens. Une chapelle consacrée à Saint Nicolas y est certifiée à partir de 1306. L'érection en paroisse indépendante fut ratifiée en 1638. Le clocher de l'église actuelle remonte au XXe siècle, tandis que la nef fut agrandie au XVllle. Le classement de Rue dans la catégorie de petites villes se réfère à son statut de bourg fondé par la maison de Savoie. Elle occupe une situation prépondérante sur un fort éperon molassique. Les qualités spatiales sont dues à la claire répartition du bâti sur deux axes parallèles d'une part, le tissu urbain proprement dit qui adopte - en raison du manque de place - le schéma le plus simple; d'autre part, l'église et le château qui s'échelonne bien en évidence sur la croupe du ph anticlinal. Toutefois, suite aux interventions des XIX et XXe siècles, le parcellaire médiéval n'est plus très représentatif.

Trois portes aujourd'hui disparues fermaient les accès de la ville au sud-ouest, au nord-est et à côté de la maison dite la Chapellenie. Celle de Romont, couverte d'un toit en pavillon sommé de deux épis de faîte fut démolie avant l'établissement de la carte topographique de 1849 qui consigne l'amorce d'un développement au-delà de cette limite.

Sources: Inventaire des sites construits à protéger en Suisse (ISOS)


Proma eglise

 

Histoire de Promasens

Le premier nom connu est Bromagus. Le nom de Bromagus vient de Bru ou de Brin qui signifie courant d'eau et de Magus. Magus, qui vient de Magot ou de Maes, mots gaulois répondant au latin Mansio: sur la rivière.

Les étapes successives du nom fin Xlle : Promesens, 1218: Promasens, 1228: Promaisens, 1251: Parmesens, 1403: Pormasens, 1755: Prornagens, 1800: Promasens. Les historiens se partagent entre deux possibilités quant à Bromagus: la première, citée ci-dessus, paraît la plus plausible puisque de nombreux vestiges romains y ont été retrouvés; la seconde est que Brornagus n' a pas de lien avec Promasens, mais avec Uromagus, qui serait Oron: un copiste se serait trompé.

On a cherché Bromagus un peu partout: vers le lac de Bret, à Oron, à Rue, à Romont. De nos jours, les historiens s'accordent pour placer cette ville romaine dans les environs de Promasens. Mentionnée en 1181, la paroisse de Promasens est une des plus anciennes du canton. L'église actuelle fut construite en 1872, à l'intérieur de la boucle centrale formée par la voirie. L'ancienne église se trouvait là où se trouve actuellement le cimetière, à l'emplacement de l'église actuelle se trouvait la grange de la dîme et une ferme.

Autrefois, l'agglomération se présentait différemment. Il y avait une concentration de bâtiments à un croisement irrégulier de chemins. À la boucle centrale formée par deux courtes ruelles se rattachaient, au nord-ouest, la route venant de Moudon en longeant le bord de la plaine et, au sud-est, un chemin descendant le coteau en diagonale depuis le nord ainsi que la route provenant d'Oron qui, suivant d'abord le pied de la pente, s'en écartait à l'entrée méridionale du bâti pour se diriger dans l'axe du chemin en diagonale.

Les qualités historico-architecturales sont dues à la présence d'édifices publics construits dans la deuxième moitié du XIXe siècle l'école et l'auberge, en 1852, la poste, en 1891 et une habitation avec magasin en 1900.

Promasens se trouvait sur la route militaire que les Romains ouvrirent de Milan à Mayence par les Alpes Pennines. Cette route reliait Vevey à Moudon et passait par Promasens. Sur la carte de Peutinger, on identifie Promasens à Brornagus. Bromagus était à neuf lieues gauloises de Vevey et à six de Moudon. À cinq cents mètres au nord-est de Promasens furent découverts des débris romains qui occupent un espace assez important sur les deux rives de la Broye, attestant ainsi l'existence d'une ancienne ville romaine.

De nombreux vestiges d'habitation ont été retrouvés dans les champs de Blessens, d'Arlens, de Riombochet, au nord d'Ecublens, ainsi que vers Villangeaux. On a retrouvé des restes de constructions, des tuiles, des tuyaux de plomb, des pièces de monnaie d'Adrien et d'Antonin, un bronze de Septime Sévère.

Promasens est l'endroit de la route romaine Vevey-Moudon où l'on a retrouvé les plus nombreux vestiges de l'époque païenne.
La première église est mentionnée en 1180, bien que la paroisse remonte probablement à l'époque franque. La colature appartenait à l'évêque de Lausanne auquel se substitua le gouvernement fribourgeois après la Réforme.

À l'époque de la Réforrnation, la commune vaudoise de Lutry troqua la statue d'un Saint Théodule contre quatre mesures de poires sèches à la condition que si cette commune retournait au catholicisme, Saint Théodule soit rendu en bon état à la première réquisition contre la même quantité de poires sèches ou, à défaut, de deux setiers de vin.

Ce village appartenait à la châtellenie de Rue où les causes civiles et criminelles étaient jugées. 

Quelques dates:

1345: le village possède une léproserie

1536: il devient fribourgeois

1569: village obtient ses premiers statuts communaux

1829: Pierre de Savoie y fait construire une place forte, ce village était devenu un repaire de brigands

1864: Jean Pache, citoyen de Promasens institue une rente pour les pauvres de la paroisse

1872: consécration de l'actuelle église


gillarens

 

Histoire de Gillarens

Gillarens est une commune du district de la Glâne dès 1848. À la frontière entre Fribourg et Vaud, elle fait partie, depuis 2001, de la commune de Rue.
Les étapes successives du nom: Xlle siècle : Gislerens, 1225: Gislarens, 1273: Gillarens.
131 habitants en 1811, 152 en 1850, 224 en 1900, 272 en .50, 207 en 1960, 160 en 1980, 177 en 2000.

Entre 1147 et 1150, l'abbaye de Saint-Maurice céda contre un cens sa terre de Gillarens au couvent de Hautcrêt. Une famille noble de Gillarens est mentionnée aux XIlle et XlVe siècles. Gillarens fit partie de la châtellenie de Rue sous les Savoie jusqu'en 1536, du bailliage fribourgeois du même nom jusqu'en 1798, puis de la préfecture de Rue jusqu'en 1848. Au spirituel, Gillarens relevait de la paroisse de Promasens; une filiale était dédiée à Marie (mentionnée dans la visite de 1453). Les communies de Gillarens s'unirent à ceux de Chapelle (Glâne) pour demander un chapelain; ce bénéfice fut établi en 1674. Orphelinat pour filles, le Foyer Saint-Jean Bosco fut transformé en 1987 en foyer d'accueil pour mères toxicomanes, puis en 1993 en home pour handicapés (Fondation la Collée). Gillarens est resté agricole (blé, pommes de terre, betteraves, élevage et production laitière).

Bibliographie
Dict., 9, 281-297
La Liberté, 27/28.81987
Evelyne Maradan, Dictionnaire historique de la Suisse


blessens

 

Histoire de Blessens

Ancienne commune du canton de Fribourg, faisant partie de la commune de Rue depuis 1993, comprenant le hameau d'Arlens.

Blessens, 98 habitants en 1811, 137 en 1850, 143 en 1870, 136 en 1900, 133 en 1910, 163 en 1930, 154 en 1950, 119 en 1970, 89 en 1990.

Lors de fouilles, on y a découvert une riche tombe celtique ainsi que des vestiges romains.

Blessens faisait partie de la seigneurie de Rue, du bailliage de Rue dès 1536, puis du district du même nom de 1798 à 1848. Jordanus de Blessens est chevalier en 1287. Une famille de ce nom est attestée de 1294 à 1397.

Blessens fait partie de la paroisse de Promasens; chapelle Saint-Joseph bâtie en 1683.
Bibliographie
Dellion, Dict., 9-10, 280-281
La Liberté, 7.7.1988